Quel programme pour quelle stratégie ?
Le programme que nous souhaitons porter ensemble doit être celui du mouvement social, en rupture avec les politiques libérales et la logique capitaliste. Pour être alternatif, crédible mais
surtout utile, il doit trancher clairement avec la gestion sociale-libérale menée par le PS au gouvernement ou dans les régions. Il ne doit pas faire l'impasse sur un certain nombre de questions
décisives pour la démocratie ou le partage des richesses comme par exemple :
> celle des priorités. Faut-il mettre les millions dans Vulcania ou le « petit train » ou plutôt dans les budgets sociaux ?
> celle des subventions. Faut-il continuer à donner de l'argent à des entreprises qui ne créent pas d'emploi, licencient ou ne respectent ni leurs salariés ni l'environnement ; ou faut-il plutôt conditionner les subventions au respect de normes sociales et environnementales, ainsi qu'à l'ouverture des livres de comptes qui permettrait une transparence et un contrôle démocratique sur les entreprises ?
> celle du rapport au gouvernement et aux choix qu'il impose aux régions. Décentralisation, suppression de la taxe professionnelle, privatisation de la SNCF... Sur ces questions importantes, faut-il appliquer docilement une fois que cela est passé ou faut-il, en lien avec les mobilisations populaires, chercher à créer une crise institutionnelle majeure, seule à même de faire reculer le gouvernement ? Lorsque dans la rue nous tentons de construire la grève générale, ce n'est ni plus ni moins qu'une manière de construire une crise institutionnelle qui provoquerait le départ du gouvernement. Nous pensons que nous devons faire dans les institutions ce que nous faisons dans la rue.
Nous ne pouvons pas prétendre construire une alternative crédible à la droite et au PS si nous ne répondons pas à ces questions.
Pour nous, notre programme doit être un programme d'action adapté aux prérogatives des conseils régionaux. Il doit s'articuler aux mobilisations des classes populaires pour que celles-ci puissent se donner les moyens de contrôler et décider. Seuls, et même avec toute la meilleure volonté du monde, les élus de la Gauche de gauche ne pourront jamais appliquer un véritable programme de rupture avec les politiques libérales et la logique capitaliste. C'est pourquoi, pour appliquer notre programme, nous ne devrons pas hésiter à construire dans la rue le rapport de force que nos élus traduiront ensuite dans les institutions. De la même manière, nos élus ne devront pas hésiter à sortir du terrain institutionnel les questions qui permettront de construire dans la rue les mobilisations qui appuieront leur intervention. La rue et les urnes sont les deux jambes de notre programme et nous devrons marcher dessus tant durant la campagne que durant notre mandat.
> celle des priorités. Faut-il mettre les millions dans Vulcania ou le « petit train » ou plutôt dans les budgets sociaux ?
> celle des subventions. Faut-il continuer à donner de l'argent à des entreprises qui ne créent pas d'emploi, licencient ou ne respectent ni leurs salariés ni l'environnement ; ou faut-il plutôt conditionner les subventions au respect de normes sociales et environnementales, ainsi qu'à l'ouverture des livres de comptes qui permettrait une transparence et un contrôle démocratique sur les entreprises ?
> celle du rapport au gouvernement et aux choix qu'il impose aux régions. Décentralisation, suppression de la taxe professionnelle, privatisation de la SNCF... Sur ces questions importantes, faut-il appliquer docilement une fois que cela est passé ou faut-il, en lien avec les mobilisations populaires, chercher à créer une crise institutionnelle majeure, seule à même de faire reculer le gouvernement ? Lorsque dans la rue nous tentons de construire la grève générale, ce n'est ni plus ni moins qu'une manière de construire une crise institutionnelle qui provoquerait le départ du gouvernement. Nous pensons que nous devons faire dans les institutions ce que nous faisons dans la rue.
Nous ne pouvons pas prétendre construire une alternative crédible à la droite et au PS si nous ne répondons pas à ces questions.
Pour nous, notre programme doit être un programme d'action adapté aux prérogatives des conseils régionaux. Il doit s'articuler aux mobilisations des classes populaires pour que celles-ci puissent se donner les moyens de contrôler et décider. Seuls, et même avec toute la meilleure volonté du monde, les élus de la Gauche de gauche ne pourront jamais appliquer un véritable programme de rupture avec les politiques libérales et la logique capitaliste. C'est pourquoi, pour appliquer notre programme, nous ne devrons pas hésiter à construire dans la rue le rapport de force que nos élus traduiront ensuite dans les institutions. De la même manière, nos élus ne devront pas hésiter à sortir du terrain institutionnel les questions qui permettront de construire dans la rue les mobilisations qui appuieront leur intervention. La rue et les urnes sont les deux jambes de notre programme et nous devrons marcher dessus tant durant la campagne que durant notre mandat.
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